Alzheimer : le risque familial augmente même si un cousin est touché

Le risque familial de contracter la maladie d’Alzheimer serait présent même lorsqu’il ne s’agit pas d’un proche parent mais de quelqu’un de plus éloigné, comme un grand-parent ou un cousin. C’est la conclusion d’une étude américaine.


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Bien que l’on sache déjà que le fait d’avoir un parent atteint de démence augmente le risque, une nouvelle étude suggère que le fait d’avoir un cousin, un grand-oncle ou même des arrière-grands-parents atteints devrait être considéré comme un facteur de risque en tant que tel.

Autrement dit, ça n’est pas parce que nos proches parents n’ont pas été touchés par la maladie d’Alzheimer que notre risque héréditaire et familial est égal à zéro.

Dans leur étude publiée dans la revue Neurology, des chercheurs de l’université de l’Utah (États-Unis) ont analysé les dossiers médicaux et certificats de décès de 270 800 Américains, en examinant quatre générations à la fois. Ils ont calculé qu’une personne ayant un parent, un frère, ou même un proche au 2e degré (grand-parent) atteint de la maladie d’Alzheimer aurait un risque d’être elle-même diagnostiquée 21 fois plus élevé que les autres, sans antécédents familiaux.

L’étude révèle en outre que le risque de maladie d’Alzheimer serait doublé si trois parents ou plus au deuxième degré (grands-parents, oncles, tantes, demi-frères et demi-soeurs) en ont été atteints.

Et lorsque trois proches au 3e degré sont atteints, comme les cousins, arrière-grands-parents, grands-oncles et grandes tantes, le risque de démence augmenterait de 43%. Avoir deux grands-parents atteints augmenterait le risque de 25%, tandis qu’avoir deux cousins atteints l’augmenterait de 17%.

“Nous avons constaté qu’une vision plus large des antécédents familiaux peut aider à mieux prévoir les risques. Ces résultats pourraient potentiellement conduire à de meilleurs diagnostics et aider les patients et leurs familles à prendre des décisions en matière de santé”, a estimé Lisa Cannon-Albright, coauteure de l’étude.

Malgré tout, il reste possible de limiter ce sur-risque familial en limitant les autres facteurs de risque connus pour la maladie d’Alzheimer, via l’adoption d’un mode de vie sain, d’une activité physique régulière, en surveillant sa tension artérielle ou encore en limitant sa consommation de tabac et d’alcool.

Source : The Telegraph

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