Bientôt une nouvelle génération de spéculum ?

L’appareil utilisé par les gynécologues pour dilater le vagin avant un examen a été réimaginé par deux membres d’une société de design américaine. Le nouveau concept, en silicone et incliné à 105 degrés, attend des financements pour être fabriqué et commercialisé.


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La visite chez la·e gynécologue est rarement un moment attendu avec hâte. Si certains spécialistes mettent tout en oeuvre pour rendre cet examen le moins désagréable possible,  l’insertion du spéculum reste relativement pénible. C’est en partant de ce constat que Hailey Stewart et Sahana Kumar, employées de la société de design Frog, aux Etats-Unis, ont pensé à moderniser cet instrument.

Le spéculum traditionnel, conçu par un médecin au milieu du 19e siècle, est composé de deux lames en métal arrondies, articulées ensemble à une extrémité et ouvertes de l’autre côté. Un mécanisme à vis, situé sur le manche, permet de séparer les deux lames et d’élargir le vagin pour un examen. L’outil ressemble à une tête de canard, il est froid, et n’aide pas les femmes à se détendre. Suite à leur rendez-vous annuel chez le spécialiste, les deux designeuses ont réfléchi aux différents moyens de l’améliorer. Et elles ont mis au point un prototype de spéculum pour « humaniser toute l’expérience », raconte le site Fortune.

Plusieurs améliorations

Après avoir interrogé des patientes et des prestataires de santé, et avoir constaté une attitude extrêmement négative envers cet outil, elles se sont mises au travail. Fran Wang, ingénieur mécanicien, a conçu un appareil capable de s’incliner à 105 degrés au lieu d’un angle droit. Au lieu d’un mécanisme à vis, elle a créé une poignée-poussoir qui ouvre trois « feuilles » pour élargir le vagin. Et au lieu d’utiliser du métal froid, elle a utilisé du silicone médical.

Le nouveau spéculum s’appelle Yona, et possède sa propre page Instagram. Pour le moment, il n’est qu’au stade de concept : il en existe qu’un prototype. La société Frog espère réussir à trouver les financements nécessaires pour en fabriquer à grande échelle et améliorer l’expérience du rendez-vous gynécologique pour de nombreuses femmes dans le monde.  

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Source : Voir

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