Comment aider son enfant à développer sa confiance en soi ?

Il y a une certaine beauté et douceur dans le mot « élever » que n’a pas celui d’« éduquer ». Quand on élève quelqu’un, on aspire à le faire monter vers le haut, non à le faire rentrer dans une case. Et ce que l’on élève avant tout, c’est un esprit.

Elever un enfant consiste donc à éveiller son esprit, en l’aidant à se connaître et à s’améliorer en lui donnant les clés pour vivre sereinement avec ses émotions et prendre confiance en lui.

Les enfants ont des besoins essentiels, et souvent, un comportement désagréable trouve son origine dans un besoin non assouvi. On leur compte 7 besoins principaux : se nourrir, dormir, dépenser son énergie, découvrir et apprendre, un cadre rassurant, de l’amour et de la présence.

Ce qu’il faut savoir sur les émotions et les enfants

Quand vous réprimandez votre enfant, faites attention à votre formule en vous focalisant sur son action et non sa personne. Ainsi à la place de « tu as fait n’importe quoi, tu es vilain ! », préférez « ce que tu as fait est vilain ». Ce changement de formulation évite à un enfant de se sentir rabaissé ou mal-aimé.

Lui faire comprendre les conséquences de ses actes.

Soit il va subir les conséquences directement (il a cassé son jouet) et une courte explication clôtura le débat. Soit ses actes ont des conséquences sur les autres, ce qu’il faudra lui expliquer plus longuement pour qu’il le comprenne. Penser à lui faire réparer ses erreurs lui-même. Par exemple, il nettoie s’il salit ou renverse quelque chose.

Les explications doivent être courtes et brèves, au risque que l’enfant ne les comprennent pas.

pour les consignes, veillez à les formuler par l’affirmatif.

L’explication est aussi simple que surprenante. Si je vous dis de ne pas penser à un marteau rouge, c’est ce que vous allez visualiser. Le cerveau ne comprend pas le négatif. Pour que votre enfant obéisse plus facilement, dites lui clairement ce que vous voulez. Au lieu de dire « ne jette pas ton cartable par terre », formulez « va poser ton sac au pied de ton bureau dans ta chambre. ». Dernière petite astuce : pour qu’une règle soit bien intégrée, demandez à votre enfant de vous la reformuler. Exemple : « que dois tu faire avant d’aller au lit ? »

Les enfants ne demandent qu’à apprendre, alors n’hésitez pas à les impliquer, ils adorent ça. Néanmoins il faut veiller à ce qu’ils soient dans un état d’esprit adéquat. Vous n’obtiendrez rien d’eux s’ils ont faim, sont fatigués, en train de se défouler ou sont dans un endroit bruyant. Un peu comme nous.

Le second aspect pour aider votre enfant à s’élever et à se révéler reste à lui faire développer sa confiance en lui. Pour cela, vous êtes aux premières loges pour l’y aider.

Pour témoigner votre confiance à votre enfant et qu’il le comprenne bien, voici deux clés :

1. Intéressez-vous vraiment à lui, ses émotions et ses activités. Par exemple, il vous montre le dessin qu’il a fait en classe pour vous. Au lieu de vous contenter d’un « c’est magnifique ma chérie », de l’accrocher au frigo et de passer à autre chose, prenez le temps d’en parler. Par exemple, vous pouvez relever ce qu’il a dessiné ou le laisser vous raconter comment lui est venu l’idée.

2. Répétez souvent des phrases comme : « prends ton temps », « je t’aime », « tu es important », « tu as le droit de te tromper, ça arrive à tout le monde, même à nous ! », « tu as le droit de pleurer, d’avoir peur », « j’aimerai beaucoup que tu m’apprennes ».

  • Confiance en ce que l’enfant peut faire

  • Ne traverse pas la rue sans me donner la main ,
  • ne touche pas au téléphone ,
  • ou ne court pas dans les escaliers , etc.

Combien de fois vous adressez vous à votre enfant pour lui dire ce qu’il ne peut pas faire. Pour qu’il ait confiance en lui, il est important de changer la donne. Pour qu’il développe une confiance en ses capacités, proposez-lui des défis adaptés à son âge en le laissant se débrouiller ou en l’aidant s’il vous le demande. Cela peut être de mettre les verres sur la table ou de mettre les yaourts dans le cadi. Bien sûr, ça sera quelque fois la catastrophe ; Et alors ? Rien de grave, c’est la vie. Cela fait partie de leur apprentissage.

A ce titre, contrairement aux entreprises, les enfants ont horreur de la performance, cela les fait très vite angoisser. Pour apprendre en prenant plaisir, deux règles sont essentielles : un droit illimité à l’échec et le faire soi-même.

  • Confiance en ce que l’enfant peut faire

Nos goûts et choix se développent très tôt. On le voit avec les enfants qui peuvent se passionner pour un aliment, un sujet ou un jouet en particulier. Pour l’aider à développer son estime et sa confiance en lui, montrez-lui que ce qu’il pense et aime est important à vos yeux. Intéressez-vous de près à ses sujets de prédilection ou ses choix. De 3 à 7 ans, vos petits peuvent déjà faire des choix de vie : aller voir les poneys ou aller au manège, goûter à la maison ou au parc, décider entre deux histoires, etc.

Faire comprendre à un enfant (ou à n’importe qui d’autre) que son avis compte sous-entend que la personne a un statut particulier à nos yeux. Tout l’intérêt de cette approche est que l’on épargne aux enfants des blocages émotionnels qui peuvent être liés au besoin de reconnaissance ou de mésestime de soi. Ce qui ne pourra que leur être bénéfique dans leur vie d’adulte !

Source : Delphine Tordjman Bourdet, « Le coaching parental avec les enfants, ça marche ! », éditions Le Courrier du Livre, 2019


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