Dépression : et si certaines bactéries intestinales étaient responsables ?

Les personnes dépressives ont une quantité moindre de certaines bactéries intestinales par rapport aux personnes en bonne santé mentale. C’est ce qui ressort d’une étude parue dans la revue Nature Microbiology.


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300 millions de personnes souffrent de dépression dans le monde, et cette dernière cause, chaque année, 800 000 suicides ! Et même si la consommation d’antidépresseurs a diminué, les Français cumulent quand même 50 antidépresseurs chaque jour pour 1 000 personnes.

Des bactéries en lien avec l’inflammation

Les chercheurs belges ont analysé les selles d’un peu plus de 1 000 personnes. Ils se sont aperçus que chez celles qui souffraient de dépression, qu’elles prennent ou non des antidépresseurs, les quantités de Coprococcus et de Dialister étaient moindres que chez les personnes en bonne santé mentale.

Ces bactéries ont des propriétés anti-inflammatoires. Or, on sait que l’inflammation participe à la survenue de la dépression, en modifiant la dopamine et la sérotonine, deux neurotransmetteurs essentiels à l’équilibre émotionnel.

Cette découverte pourrait permettre d’utiliser ces bactéries pour mettre au point de nouveaux traitements destinés à combattre la dépression, sachant que les antidépresseurs n’ont aucun effet sur environ 30 % des personnes dépressives. Ces dernières pourraient peut-être réagir à un traitement basé sur ces bactéries inférieures en nombre chez elles. Tout est encore à faire, mais les chercheurs pensent effectivement que cette découverte est une voie d’avenir. 

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