Le choix des positions sexuelles serait sans incidence sur les chances de grossesse

Contrairement à une idée reçue, les positions sexuelles dites “à pénétration profonde” n’augmenteraient pas les chances de tomber enceinte, selon des gynécologues-obstétriciens brésiliens. Explications.


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Il est souvent admis que, pour augmenter les chances de grossesse, il faudrait opter pendant le coït pour des positions à pénétration profonde, comme la levrette, afin que les spermatozoïdes soient au plus près du col de l’utérus lors de l’éjaculation.

En réalité, il s’agirait d’une croyance sans fondement scientifique, et les positions sexuelles “à pénétration profonde” n’augmenteraient pas les chances de tomber enceinte par rapport aux autres positions.

Dirigée par la Fédération brésilienne des gynécologues et obstétriciens, une étude scientifique vient mettre à mal cette idée reçue et bien d’autres, et ses conclusions ont été publiées dans la revue spécialisée Gynecology and Obstetrics.

Les positions adoptées lors des rapports sexuels ou la façon dont les femmes se reposent après le coït ne sont pas associées à de meilleures chances de grossesse”, a résumé le Dr Bruno Ramalho de Carvalho, principal auteur de l’étude. “Bien que beaucoup de femmes pensent que le fait de rester couchée sur le dos pendant un moment après les rapports sexuels facilite le transport des spermatozoïdes et prévient les fuites de sperme par le vagin, cette conviction est sans fondement scientifique. Il n’y a pas besoin de routine post-coïtale”, assure le gynécologue.

Le fait d’avoir ou non un orgasme serait également sans incidence sur les chances de grossesse, affirment les spécialistes.

La facilité d’accès à l’information et aux réseaux sociaux permet aujourd’hui aux concepts déformés de se répandre avec une rapidité énorme”, a déploré le Dr de Carvalho. Cette rapidité de propagation des croyances provoque “un tumulte d’impact incommensurable et même une confusion pour les professionnels de la santé”, a ajouté le gynécologue. Résultat : il arrive que même des médecins spécialisés en santé de la femme soient un peu perdus entre ce qui a été prouvé scientifiquement et ce qui n’est basé sur aucune preuve scientifique solide.

En revanche, il est scientifiquement établi que la consommation de tabac nuit à la fertilité tant masculine que féminine, que les hommes sont moins fertiles à mesure qu’ils vieillissent, et qu’il existe bien une “fenêtre de fertilité” dans le cycle menstruel, autour de l’ovulation.

Source : Daily Mail

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