Le design face aux grandes mutations actuelles

Première édition du Forum Design Paris

Le 16 novembre dernier, nous nous sommes rendus à la 1ère édition de Forum Design Paris, un événement gratuit qui s’est déroulé dans le 2ème arrondissement parisien. Le thème ? Comme vous pouvez vous en douter, le design, mais cette fois appréhendé dans un contexte plus global et plus en phase avec nos réalités écologiques, politiques, sociales, économiques et scientifiques. Durant ces trois jours, on aura pu assister à des plénières, des ateliers, des pitchs de projets et même des performances.

La configuration de l’espace permettait au public de former un cercle autour des intervenants. C’était un véritable moment de rassemblement puisque chacun, avec sa spécificité, venait ajouter une pierre à ce nouvel édifice de pensée. « Nous passons d’un monde supposément infini, exploitable, à un monde fini et solidaire. Ainsi que l’avait conçu il y a plus d’un demi-siècle l’architecte et designer américain Richard Buckminster Fuller, nous sommes embarqués sur le vaisseau terrestre, partie d’un système en mouvement permanent. » résument Jérôme Delormas, Marina Wainer et Marie-Hélène Fabre, le trio fondateur du Forum.

Récemment, nous avons eu la chance de poser quelques questions à l’un des trois organisateurs : Jérôme Delormas.

  • Quelle est l’histoire de la création du Forum Design Paris ? (Ses organisateurs, sa raison d’être etc.)
  • JD : le Forum Design Paris est issu de la volonté des D’Days il y a deux ans de renouveler leur événement prospectif qui s’appelait « Think Life ». René- Jacques Mayer, Scott Longfellow et Alain Thuleau, alors en charge des D’Days et de leur production, m’ont demandé de travailler à une nouvelle formule pour cette part prospective des D’Days. Étant alors en train de créer avec Fanette Mellier et Clémence Seurat une Maison d’édition assez atypique et engagée (369 éditions),

j’ai proposé des orientations de fond et de faire un projet éditorial, considérant la rencontre et le débat comme une forme éditoriale à part entière. Il s’agissait de mettre le design en perspective vis-à-vis des grandes mutations actuelles, écologiques, technologiques et sociales.

Il s’agissait aussi de contribuer à développer en France une culture du design ouverte et polyphonique, d’insister sur le « faire » , sur les personnes et collectifs qui agissent concrètement sur tout le territoire et à l’étranger, au-delà des figures stars et du business (mais qui jouent aussi leur rôle). Cette ligne éditoriale a été accueillie avec enthousiasme par mes interlocuteurs. Je leur ai proposé alors de développer ce projet tant sur le fond que sur la manière d’aborder de tels sujets avec deux complices en qui j’ai totalement confiance. Confiance aussi en leur capacité à développer et contribuer à faire de ce positionnement une réalité. Il s’agit de Marina Wainer et Marie-Hélène Fabre. Nous avons cependant eu un gros problème : les D’Days ont été mis en sommeil. Notre projet est tombé à l’eau. Pourtant, nos premières intuitions et les premiers contacts pris nous ont incités à poursuivre l’aventure. 369 éditions n’était donc plus un partenaire éditorial des D’Days, il devenait le concepteur – porteur du projet. (…) Rapidement, les partenaires ont répondu présent, le Ministère de la culture et de la communication, le Liberté Living Lab notamment, mais aussi les partenaires liés à une part de la programmation prévue à l’origine par les D’Days, ambassade des Pays-Bas, Institut Français, Jérusalem design-week, etc. Cet engouement nous a alors permis de construire précisément le projet et d’intégrer d’emblée la dimension internationale, en s’appuyant sur des créateurs et personnalités de pays particulièrement intéressants quant à leur conception plurielle, pragmatique et prospective du design : les Pays-Bas, le Japon et Israël. (…)


Source : Voir

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