Les 3 leçons de la souffrance

La rude école de la vie

La souffrance s’invite dans nos vies, très tôt ou très tard. Elle ne néglige personne. Nous la voyons comme une désagréable intruse et usons de mécanismes d’auto-défense pour la bâillonner. Ce que nous faisons très bien dès l’enfance. Il est alors souvent nécessaire de se faire aider par un thérapeute pour retrouver l’origine de la souffrance.

Quand elle s’invite tardivement à l’âge adulte, nous en sommes étonnés et ne comprenons rien à cette injustice qui vient nous frapper. Nous oublions trop souvent, dans ces cas-là, que la vie est faite de joie et de souffrance.

Autrement dit, tout a raison d’être, souffrance comprise.

Avec le bon état d’esprit, les malheurs et la souffrance qui nous frappent peuvent être porteurs de sens et de précieuses leçons de vie, si nous voulons bien accepter les faits tels qu’ils sont.

Laisser être ce qui est

C’est le premier chemin pour sortir de la souffrance.

La souffrance, ou le refus de la réalité

Souffrir, c’est d’abord refuser. Mais refuser quoi ? Une situation, une réalité. On n’accepte pas d’avoir eu des parents négligents, des enfants ingrats. On n’accepte pas son divorce. On n’accepte pas d’avoir perdu quelqu’un. On n’accepte pas son échec professionnel.

Souffrir, c’est désirer être ailleurs, à une autre époque, dans la peau de quelqu’un d’autre. Parce que le présent est insupportable, on l’oublie, on l’étouffe dans le travail, dans l’alcool, dans la dépression.

Mais on a beau étouffer cette douleur, elle ne s’en va pas pour autant. Au contraire même, la douleur reste et nous souffrons. C’est un processus mécanique que nous pourrions éviter, car si ressentir une douleur est inéluctable, nous pouvons en revanche éviter de souffrir.

La différence entre douleur et souffrance

En sens commun, souffrir c’est ressentir des douleurs. C’est juste mais pas totalement, car la souffrance, au sens étymologique, renvoi à l’idée de porter, d’endurer une charge. Une charge émotionnelle en l’occurrence : la colère, la culpabilité, le désespoir.

Des émotions que l’on peut effectivement garder et porter en soi pendant des années.

Alors que faire pour se délivrer de la souffrance ? Aller à l’encontre de son habitude en acceptant la réalité et les douleurs qui l’accompagnent.

Accueillir ses douleurs en douceur

Quand un bouleversement entre dans nos vies, comment gère-t-on sa douleur ? Par la douceur. C’est tout le secret pour avoir le courage de les ressentir et d’accepter la réalité. Le temps et un travail d’introversion viennent à bout de n’importe quelle douleur.

Aussi la souffrance a l’apparence d’un guide au visage hideux et effrayant. Mais si nous avons le courage de le suivre jusqu’au bout du sombre chemin, il nous ramène à la lumière en nous laissant, au passage, quelques précieux enseignements en guise de cadeaux d’adieu.

Ce que la souffrance nous apprend de nous-mêmes

Nous nous connectons mieux aux autres et à la vie.

Nous savons que derrière notre singularité unique, nous cherchons tous à nous épanouir. La colère assumée, exprimée et sortie, laisse souvent place à une profonde tristesse. La colère s’accompagne d’une énergie bouillonnante et explosive.

Au contraire, la tristesse nous installe dans une mélancolie douce-amère, qui en fait un cadre idéal pour un travail d’introspection et une reconnexion à soi.

Plus lucides sur le monde, nous sommes aussi plus lucides sur nous-mêmes, et sur ce qui nous est cher et ce qui nous est futile. Une forme de sagesse et d’empathie naturelle se développe.

Nous sommes plus forts que ce que nous pensons.

Ainsi donc, le chagrin est formateur d’un caractère plus mût, plus doux, plus en phase, plus connecté. Celles et ceux qui pratiquent un sport ou ont fait de longues années d’études fastidieuses et exigeantes, savent que la souffrance et la douleur (la frustration étant son premier niveau) sont payantes. Voire, soyons plus radical, elles sont nécessaires, car elles portent un  éclairage sur nos faiblesses, nos démons et nos plus bas instincts.

Si nous nous accrochons au rythme des études et de la quête d’excellence, elles nous forment et nous transcendent.

En effet, un mental non remis en question est la seule souffrance qui soit. C’est en regardant la souffrance en profondeur, en l’interrogeant, que nous révélons nos potentiels.

Nous nous connaissons mieux, gérons mieux nos émotions, et sommes plus aptes à faire le tri et à porter notre énergie vers l’essentiel

Finalement, la souffrance est un accélérateur. Les situations qui sont source de souffrance peuvent être vécues comme porteuses de sens. Elles nous offrent la possibilité de s’interroger et  de grandir en conscience, afin de passer à une nouvelle étape de notre vie plus éclairée et épanouissante.

Source : Florian Lucas, Comment changer le cours de votre vie grâce à l’énergie d’Amour, Editions Exergue, 2018


Source : Voir

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