Mort d’Eric Holder : L’écrivain est décédé chez lui à 59 ans

L’écrivain Eric Holder est décédé le 22 janvier dernier, chez lui à Queyrac, dans le Médoc, a appris l’AFP samedi 26 janvier 2019 auprès de son fils Théo Dupisson, confirmant une information du journal Sud Ouest. L’auteur du roman Mademoiselle Chambon avait 59 ans.

Né en 1960 à Lille, Eric Holder a publié son premier recueil de nouvelles en 1984, Nouvelles du Nord (Le Dilettante), et son premier roman l’année suivante, Manfred ou l’hésitation (Le Seuil). Il a reçu le Prix Fénéon en 1989 pour Duo Forte, puis en 1994 le prix Novembre pour son roman La belle jardinière. Le prix Roger Nimier lui a été attribué en 1996 pour son recueil de huit nouvelles En compagnie des femmes, hommages à huit figures féminines qui ont traversé la vie de l’auteur. Suivront La Saison des Bijoux, Mademoiselle Chambon – le plus connu suite à son adaptation au cinéma en 2009 par Stéphane Brizé, avec Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain -, La correspondante, Bella Ciao

« Eric Holder nous laisse une écriture précise et délicate, ressuscitant souvent avec malice des expressions perdues pour mieux nous faire aimer sa poésie du monde« , a réagi sur Twitter le ministre de la Culture Franck Riester. « Nous apprenons le décès d’Eric Holder. Nos pensées et notre chagrin accompagnent ses proches« , ont tweeté les Editions du Seuil chez qui il publia notamment son dernier livre en 2018, La belle n’a pas sommeil. L’écrivain était installé depuis près de 15 ans dans le Sud-Ouest, cadre de plusieurs ses livres comme Bella Ciao et La Saison des Bijoux ou encore La belle n’a pas sommeil.

Le président Emmanuel Macron lui a rendu un hommage appuyé : « Ceux qui le connaissaient retiendront la douceur de l’homme, que ses lecteurs retrouvaient dans la bonté d’un écrivain portant toujours sur ses personnages un regard empathique et bienveillant. Lui, dont la plume précise et gracieuse servait le goût des phrases épurées et des mots justes, aimait aussi faire renaître des expressions étonnantes qui participaient de la poésie singulière de son regard et de sa voix. C’était un artisan, un orfèvre, dont l’oeuvre poignante et subtile accompagnera longtemps tous ceux qui aiment la langue française« , a réagi le chef de l’Etat.


Source : Voir

Blablaweb