Papillomavirus : la Belgique met en place la vaccination des garçons

Dans un  nouveau rapport, les autorités sanitaires belges se sont positionnées en faveur de la vaccination des garçons contre le HPV (papillomavirus humain). En France, la ministre Agnès Buzyn s’est dit favorable.


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Dans un rapport publié ce 31 janvier 2019, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) belge a donné son feu vert à la vaccination des garçons contre le HPV, le papillomavirus humain. Ce virus sexuellement transmissible serait responsable de certains cancers du col de l’utérus et des voies ano-génitales, mais aussi de certains cancers de la sphère ORL (gorge, bouche…).

Pour le KCE, l’extension de la vaccination aux jeunes garçons, pouvant être exposés à ce virus autant que les filles, présenterait “un rapport coût-efficacité favorable” dans la prévention des lésions précancéreuses causées par le HPV. Il s’agirait en outre, pour le KCE, d’une façon de rétablir une certaine équité entre les sexes, en partageant la responsabilité de la prévention contre le HPV.

Informées dès le mois d’octobre de ces premières conclusions du KCE, la Communauté flamande et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont pris la décision d’étendre aux jeunes garçons de 9 à 14 ans la vaccination gratuite contre le HPV, et ce dès la rentrée prochaine.

Si en France, aucune date ni aucune mesure n’ont été officiellement annoncées, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a fait savoir le 22 janvier dernier qu’elle était favorable, “à titre personnel”, à la vaccination des jeunes garçons contre le papillomavirus, et que la Haute Autorité de santé rendrait un avis sur la question dans le courant de l’année 2019.

Dans l’Hexagone, la vaccination contre les infections à papillomavirus humain (HPV) est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans. Elle est également recommandée jusqu’à l’âge de 19 ans chez les enfants et adolescents transplantés ou vivant avec le VIH, dès l’âge de 9 ans chez les enfants candidats à une transplantation d’organe solide, et jusqu’à l’âge de 26 ans chez les hommes ayant ou ayant eu des relations homosexuelles.

Sources : Le Soir ; vaccination-info-service

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