Plan Santé 2022 : les propositions de l’Académie de médecine

Si l’Académie de médecine approuve les principales mesures du Plan Santé 2022, elle propose quand même 9 priorités. Les voici.


© istock

Depuis hier, lundi 18 mars, les députés examinent le projet de loi qui réforme l’organisation de la santé. Le vote aura lieu le mardi 26 mars prochain. D’ici là, les députés doivent lire entre 2 500 et 3 000 amendements.

Que demande l’Académie de médecine ?

Après lecture du plan « Ma santé 2022, un engagement collectif », l’Académie de médecine souhaite y ajouter 9 priorités.

1 – La mise en place des assistants médicaux : cette dernière ne doit pas seulement viser l’augmentation de la patientèle et la réduction des délais de rendez-vous, mais penser à la restauration de la relation médecin-malade et au temps d’écoute nécessaire pour chaque patient.

2 – La création de consultations avancées dans les hôpitaux et les établissements de santé de proximité : l’accès aux spécialités doit être amélioré, notamment en proposant des consultations dans les structures de proximité.

3 – La création de plateaux médicotechniques de proximité : cela concerne notamment l’imagerie et la biologie afin qu’il n’y ait pas de concurrence néfaste ou des investissements non utilisés faute de personnel.

4 – La réforme des autorisations des activités de soins : il doit y avoir une réorganisation territoriale avec une logique de gradation entre les soins courants, les soins spécialisés…

5 – La réorganisation territoriale : la pierre angulaire de cette réorganisation est le projet médico-soignant partagé qui doit être construit par les professionnels et les soignants.

6 – La réforme des nomenclatures :  les nomenclatures doivent être simplifiées. Pour cela, l’Académie propose d’utiliser le système national des données de santé, de mettre en route des registres performants et d’introduire des indicateurs pertinents.

7 – La réforme de la gouvernance hospitalière : l’Académie propose de donner au président de la Commission médicale d’établissement la responsabilité et la signature sur les questions médicales, en association avec le doyen dans les centres hospitalo-universitaires.

8 – La formation des médecins : une actualisation périodique des connaissances des praticiens hospitaliers avec une certification est nécessaire pour garantir le maintien de leurs compétences.

9 – Le numérique et l’intelligence artificielle : il est indispensable que la France accroisse ses efforts pour permettre à tous les citoyens de profiter des nouvelles technologies. Cela passe par le dossier médical partagé numérisé, mais aussi par la gestion et l’utilisation des données publiques du système national des données de santé, notamment pour la recherche, et l’harmonisation des systèmes de recueil des données des hôpitaux…

À lire aussi

Source : Voir

Blablaweb