Travail : le « sans bureau fixe » crée une instabilité émotionnelle

Alors que le « sans bureau fixe » est à la mode dans les entreprise, une étude, réalisée par CD & B/ OpinionWay, montre que 68 % des salariés préfèrent avoir un bureau fixe. Pourquoi ?


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Ordinateur portable dans un sac à dos avec ses fils de branchement, casier pour ranger ses documents, de plus en plus d’entreprises optent pour le « sans bureau fixe ».

Résultat, chaque matin, les salariés doivent sortir leurs affaires, prendre quelques minutes pour se trouver une place et s’installer avant de démarrer leur journée de travail.

Cette nouvelle façon de travailler est-elle vraiment bonne ? Notre confrère Ouest France a posé la question à des spécialistes. Voici ce qu’ils en disent.

Le « sans bureau fixe » affaiblit l’appartenance à l’organisation

Pourquoi les salariés ont-ils des difficultés à changer de place chaque jour ? Que signifie cet attachement à une place fixe, qui d’ailleurs, ne concerne pas que les salariés, mais aussi les écoliers et les étudiants d’après une étude réalisée par un chercheur du Centre de recherche en neurosciences de Lyon ?

Etre « sans bureau fixe » fait ressortir plusieurs inconvénients :

  • une dépersonnalisation et un affaiblissement de l’appartenance à l’organisation de l’entreprise ;
  • une perte des mémoires procédurales qui permettent de travailler sans avoir à reconstruire chaque jour la bonne manière d’exécuter une tâche ;
  • une instabilité émotionnelle et physiologique ;
  • un manque d’intimité.

Autant d’inconvénients qui ne sont pas en faveur ni de la productivité ni de la satisfaction au travail.

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